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 De l’autre côté de nos mondes mensongers

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MessageSujet: De l’autre côté de nos mondes mensongers   Dim 21 Avr - 22:58

nostalgie.

Cela faisait bien longtemps que tu n'étais pas passée en ces lieux. Quelques jours, quelques mois, qui sait. Tu n'es même plus capable de dire exactement quand était la dernière fois que tu es passée ici, dans ce centre commercial. Bien des choses en changées. Les magasins ne sont plus les mêmes. Un coup l'un, l'autre le lendemain. Tu t'y perds, comme un nouveau venu dans ce monde. Pourtant tu connaissait si bien ce quartier, ce centre Isaïe. C'est là où tu as grandi, où tes parents t'amenais souvent quand tu n'étais alors qu'une fillette innocente. Tu détestes cet endroit, trop de souvenirs qui te font souffrir. Bondé, croulant sous cet amas de personnes obnubilées rien que par le shopping, les achats inutiles.

Tu les regardes, comme si ce n'était que du bétails. Toi qui n'a que seize misérables années, tu te conduis comme un être supérieur. Comme si tout ce que tu voyais n'était rien que des cloportes. Des êtres inférieurs à toi, qui grouillent comme des fourmis. Mais n'oublie pas qui tu es, ce que tu es. Humaine. Tu n'es pas plus différente des autres Isaie. Tu te balades, parmi eux, comme eux. Tu leur ressembles. Tu ères dans les couloirs sans objectif, tu ne sais même pas pourquoi tu es là. Tu en avais juste envie. Belle colombe, tu es retournée aux sources, et tu te sens si désarmée, seule dans ce chahut infernale.


Bruyant. Qu'ils sont bruyant. Ne peuvent-ils pas faire les courses en silence? Ma tête va exploser. Ça en est déjà trop. Il faut partir, partir loin d'ici d'eux. De ces idiots. Je n'ai pourtant pas de temps à perdre avec eux. Il faut que je rejoigne Raziel.


Ne te cache pas. Ne fuis pas. Il est temps de grandir Isaïe. Cesse de faire semblant d'être forte, de te cacher derrière un masque inébranlable. Pourquoi ne pas profiter de ces instants fugaces, on tu te retrouves toi, une simple jeune fille qui déambule dans des magasins. Une jeune fille comme les autres, pas une prophétesse de pacotille.

Alors que tu t'apprêtais à partir, à fuir ce lieu bien trop remplis de souvenirs, un objet attira ton œil. A quelques secondes près et tu le loupais. Un ange. Une figurine d'ange, elle te rappelait Raziel. Non, Domingo à cette époque. Il t'évoquait l'accident où ton bien aimé frère t'avait protégé, mais aussi cette fameuse journée, où tu étais tombée malade, tu avais de la fièvre. La seule chose que tu voulais, c'était dessiner. Tu voulais toujours dessiner quand tu étais petite. Tu l'as offert à ton frère, ce petit ange que tu avais fait de tes propres mains. Quelle coïncidence quand on sait ce qu'il est devenu à présent.

Sans réfléchir, tu l'as prise, et cachée sous ta petite veste. Tu ne pouvais pas l'acheter, mais tu ne pouvais pas la laisser ici. Elle te rappelait trop cette journée, tu y accordais trop d'importance. Tu ne pensais pas aux conséquences si tu te faisais attraper. Au pire, tu jouerais la comédie, comme tu le fais si bien. Tu marches, en direction de la sortie. Personne ne t'a vu. C'est ce que tu croyais. Et pourtant te voilà interpellée par un vigile, il t'a vu. Tu es grillée, mais tu t'en fiches. Tu sais que tu t'en sortiras, tu es si mignonne. Un petit mensonge en plus te ne ferait pas de mal n'est-ce pas?

Alors que tu t'apprêtais à te sortir d'histoire, une main se posa sur ton épaule. Tu reconnaissais cette chaleur, cette main. C'était lui.

wonka.
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MessageSujet: Re: De l’autre côté de nos mondes mensongers   Dim 21 Avr - 23:57

Nous nous sommes brûlé les ailes, à tenter de saisir l’insaisissable. J’ai cru voir bien des fois, dans l’or de ton regard, cet éclat de vérité que je croyais perdu.


Son cri de rage résonne dans tout l’étage. C’est un hurlement rageur, entrecoupé d’excuses et la porte finit par claquer dans un grand bruit. Les pas furieux s’éloignent, dans un silence de plomb et les murmures vont bon train, même après le départ de Wonka.

On murmure « Il a toujours l’air furieux, en ce moment, je crois que quelque chose le contrarie. ». On murmure « Je n’ai même plus envie de me retrouver dans la même pièce que lui, il critique absolument tout. ». On murmure « Il trouve des défauts à n’importe quoi, on dirait un gamin irritable. ». On murmure « Il répète sans cesse qu’il ferait bien mieux les choses lui-même. ». On murmure « Mais il part toujours trop vite, au moins, il ne nous impose pas sa mauvaise humeur. ». On murmure « C’est un type bien, au fond, Monsieur Wonka, il sait prendre soin des gens. ».

De toute manière, peu importe, peu importe, il suffira toujours d’un sourire et de quelques mots gentils pour se rattraper. Wonka l’a compris, depuis longtemps, longtemps, longtemps. Il n’a pas besoin de ça. Il a juste besoin de mettre de l’ordre dans ses idées, de faire les choses lui-même, comme avant. C’est tout ce dont il a besoin, vraiment.

………………………………………

La caisse est remplie d’objets en tous genres, des bibelots cassables, de jolies babioles éphémères entourées d’un papier épais pour les protéger de la poussière et des chocs. Son bras vacille un peu sous le poids, par moment mais il se sent plus calme.

▬ Ce n’est rien, de toute manière, juste quelques objets brisés, il a de nouveau de quoi décorer son objet et de quoi manifester sa rage, pour la prochaine fois, quand ses nerfs lâcheront, quand sa frustration sera trop grande, quand il aura l’impression que rien n’ira, que tout est si vain, si faux, que tout est déjà mort. Quelque chose à briser, c’est une renaissance, c’est voir tout se craqueler et tomber et devenir poussière et devenir néant et se sentir entier, même si on a l’impression d’avoir des crevasses dans le cœur. ▬

Tu te dis « C’est facile, la reconstruction, il suffit de tout casser puis faire table rase puis tout remplacer et puis recommencer, jusqu’à l’infini, jusqu’à l’éternité parce que j’ai bien le temps. ». Tu te dis « Même si ça fait un peu mal, il faut toujours que je me rappelle, que le reste va se briser et qu’il ne restera que moi, moi, moi, ah comme je hais mon reflet. ». Tu te dis « J’ai envie d’un joli mensonge, de voler un peu quelques illusions parce que tout ce vide me fait mal. ». Tu te dis « Il y a tant de cadavres dans les rayons, aujourd’hui, c’est un joli spectacle. ». Tu te dis « Je dois partir, je… Oh. Isaïe. ».

« Vraiment ? Vous affirmez ne pas avoir volé ceci ? Vous avez une preuve ?
Oui, je…
Une minute. Elle est avec moi. »

Sa main se pose sur l’épaule fragile et serre, tout doucement, comme pour dire qu’est-ce que tu as fait encore ? ou je suis là ou tu es toujours si étonnante, gamine. Il ne sait pas vraiment, ça pourrait être les trois à la fois ou bien aucune et ça n’a pas d’importance, parce que l’agent le regarde.

« Tenez. Regardez, juste ici. » Il montre la caisse remplie de petits objets soigneusement emballés, achetés dans le même magasin. Même taille, sauf qu’ils sont cachés et que c’est tout à son avantage.

« Ceci faisait partie du lot, elle tenait juste à le garder sur elle. Elle est si sentimentale, vous savez. Vous pouvez tout recompter, pour être certain que le nombre indiqué sur le ticket est le bon. Nous sommes pressés mais je n’aimerais pas l’idée que vous la preniez pour une voleuse. »

Sa voix se fait froide, coupante et l’homme semble hésiter, regarde la caisse bien remplie. Son esprit oscille, il peut le voir, compter, ne pas compter, oui, non, je ne sais pas et il capitule, il hoche la tête et leur dit de partir et de ne plus être négligent.

Dans un léger sourire, Wonka la tire par l’épaule et sort du magasin, pose la caisse sur une plateforme bien lustrée, juste à la sortie du magasin, là où ils peuvent voir tout le centre d’un seul point. Avant qu’elle ne puisse protester ou bouger, il attrape l’ange.

« Pour ça ? Qu’as-tu vu, Isaïe, dans ce petit objet qui finira bien par se briser ? »

DIS-MOI, DIS-MOI, CE QU’IL Y A CE QU’IL RESTE. CE QUE TA FOLIE N’A PAS ENCORE DÉROBÉ
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MessageSujet: Re: De l’autre côté de nos mondes mensongers   Lun 22 Avr - 1:16

fragilité.


Chaleureuse. Tu avais confondu cette main si protectrice avec celle de ton frère. Mais ce n'était pas lui. Un autre, que tu chérissais presque tout autant. Tu tournas la tête, instinctivement et découvris sa chevelure dorée. Toujours aussi belle, toujours aussi beau. Wonka, l'éternel. Wonka l'intemporel. Une surprise tout d'abord, puis vînt le soulagement. Cette main te serra doucement ton épaule, tu restas stoïque, immobile. Sans aucune réaction. Tu le fixais inlassablement, il te sortait d'affaire. Quelle gentillesse. Il ne fallait pas montrer ta surprise, tu te serais trahie, toi si bonne comédienne. Tu le laisses faire, humble spectatrice, jeune chapardeuse.

Un hochement de tête par ci, par là. Tu ne faisais qu’acquiescer passivement. Il était là, à tes côtés veillant sur toi. Que tu n'es pas douée Isaïe. Pour une simple figurine. Juste ça. Mais c'était réglé, grâce à lui.


Ceci faisait partie du lot, elle tenait juste à le garder sur elle. Elle est si sentimentale, vous savez. Vous pouvez tout recompter, pour être certain que le nombre indiqué sur le ticket est le bon. Nous sommes pressés mais je n’aimerais pas l’idée que vous la preniez pour une voleuse.


Quelle assurance. Il te ressemble ma douce, on croirait t'entendre. Sèche et froide, sa voix mettait fin à tout soupçon. Une assurance? Non, un talent plutôt. Quel talent. Tandis que toi, de ta petite voix fluette, tu laisses un petit son si douce, inaudible. Quelle innocence.


Je m'excuse du dérangement.


Il est temps de partir, c'est fini belle colombe. Tu t'en es sortie, il t'a sorti de cette affaire, une fois de plus. Juste pour cette statuette. Tu la sers si fort dans tes mains, tu ne veux plus la perdre. Elle t'appartient désormais, uniquement à toi. Et pourtant, tu la sens s'envoler, loin de toi. Tu la vois disparaître de tes mains en une fraction de seconde. Quelle peur si soudaine, ton visage changea du tout au tout, si soudainement. Il n'est plus là, ton cadeau pour Raziel. Tu as senti ton cœur se briser en un instant. Elle n'est pourtant pas loin, tourne seulement la tête. Juste à côté de toi.


Pour ça ? Qu’as-tu vu, Isaïe, dans ce petit objet qui finira bien par se briser ?


Idiot.


Tu le fixes, étonnée et en colère à la fois. Tu le défigures, d'un regard perçant. Il n'a pas le droit de te la prendre. De dire ça. Et pourtant ton visage s'adoussit peu à peu. Tu ne peux pas lui en vouloir à lui. Pas lui. Il est bien trop comme toi. Il te ressemble bien trop, cet homme. Tu ne peux leur en vouloir à lui et Raziel. Mais tu ne le montres pas. Personne ne doit savoir, toi seule, moi seule le peut. Ton âme si douce, si torturée doit rester cachée de tous. Tu te replis sous ton masque. Neutre.


Un souvenir. Un souvenir ne peut se briser. Ce n'est pas l'objet en lui-même qui est important, c'est bien plus. C'est... Tu t'arrêtes, et tu souris. Intemporel.


... Réfléchis. Idiote.


Je te l'accorde, c'était idiot de ma part. Quelle idée de se faire prendre pour une telle futilité... Merci.


Cependant, tu a repris ta figurine et tu as lâché ce remerciement, comme si tu ne voulais pas qu'il entende. Qu'il puisse percevoir que tu aies un cœur, que ton âme peut être aussi douce que ton visage. Tu ne le montres pas, tu es rassurée. Rassurée de le voir ici, car tu n'es pas seule. Tu n'es plus seule. Tu as si peur de la solitude alors que tu t'y enfermes toi-même, tu t'y complais dedans. Tu es si jeune et si compliquée Isaïe. Tu fais fuir tout le monde. Personne ne veut, ne peut te comprendre. Sauf lui. Ton alter-ego. Ton toi masculin, ton toi plus âgé. Avec lui, tu veux être grande, ne plus être une petite fille. Et pourtant tu apparais si fragile dans cet instant même. Tu ne réfléchis plus, tu te laisses emporter par tes émotions. Isaie, ma douce, ma belle. Tu es fragile.


merci.


Dernière édition par Isaïe le Lun 22 Avr - 17:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: De l’autre côté de nos mondes mensongers   Lun 22 Avr - 10:14

Chaque grain de folie qui tombe dans ton esprit effleure ce qu’il reste de ton humanité déchue


L’as-tu rêvée, ta liberté, Prophétesse ? Il veut le lui demander, si elle pense qu’un jour, ces ailes qu’elle protège et chérit et détruit à petit feu sauront les emporter au loin, elle et lui. Son ange, son cher ange, il veut lui dire tu sais, il tombera aussi, il faillira, tu t’es perdue dans tes mensonges, douce Isaïe et même lui ne saura plus t’en tirer. Mais il se contente de hocher la tête et voit, voit, son sourire, Isaïe qui a à nouveau 16 ans, vraiment 16 ans, comme elle devrait paraître, adolescente fragile et blessée et non pas cette presque femme qui les mets tous et toutes à ses pieds. Il a presque l’impression de pouvoir saisir, palper, cette tendresse sourde qui s’échappe d’elle à cet instant.

▬ C’est comme s’il la redécouvre, à chaque fois, la même chute et il est incapable de la jalouser, de la vouloir en morceaux parce que ses moments de bonheur sont si rares, si éphémères et se beaux que les lui voler, ce serait vraiment comme mourir. Wonka, le sentimentalisme ne te va tellement pas. Wonka, Wonka, qui, face à cette gamine qui lui ressemble bien trop, a parfois l’espoir que même pour lui, il y aura peut-être une vraie fin. ▬

« Oh ? Je serais donc un souvenir ? Tenterais-tu de me faire passer un message ? »

Il sourit, presque taquin, parce qu’il sait, il sait, oui, non, je ne parlais pas de ça, Wonka, tu es un idiot mais qu’il ne peut pas s’en empêcher. Alors qu’elle parle, il saisit son bras en douceur et la pousse, droit vers un café aux airs chaleureux. Il fronce les sourcils et évite consciencieusement la table à côté de celle d’une petite famille décidément bien bruyante et opte, à la place, pour celle du fond, plus en retrait, plus calme.

« Ça me surprend, de ta part. Tu dois vraiment y tenir. »

Il pourrait dire cela pour « Tu dois vraiment y tenir, à ce souvenir. ». Ou pour « Tu dois vraiment y tenir, à cet objet. ». Ou pour « Tu dois vraiment y tenir, à ton frère. ». Il ne sait pas vraiment ce qu’il choisirait, alors il la laisse faire, qu’elle prenne ce qu’elle veut dans ses mots, c’est toujours ainsi, de toute façon. Pas de contrainte, pas de plainte, juste un petit silence confortable qui s’installe.

Tu es bavard, Wonka, tu l’es tellement, habituellement. Mais il y a de ces moments où tu te sens si vide, si vide, que tu ne peux rien faire d’autre à part regarder, écouter et te dire que tu n’es plus vraiment là. Comme quand tu prends ce siège et t’y installes. Comme quand tu poses la caisse remplie juste à côté, la table. Comme quand tu croises à nouveau son regard, face à toi et que tu ne peux empêcher un léger rire de te secouer.

« Oh, mais de rien. »

Il accentue les derniers mots, légèrement moqueur. Il sait, il sait, ce que ça implique, que reconnaître, parfois, l’aide d’un autre, ça reste douloureux. Une fierté mal placée, un je-ne-sais-quoi qui entrave la gorge. C’est toujours le plus difficile, tenter de le laisser approcher, tenter de la laisser s’exprimer. La même barrière parce que quand on est pareils, ça ferait si mal, si mal, de vraiment pouvoir percer les défenses. Il craint le choc, il craint l’oubli, il craint une nouvelle chute tout en la voulant.

Wonka, tu es un tel indécis. Mais souvent, juste en posant les yeux sur elle, tu te dis que tu ne veux pas autre chose. Que ce serait plus simple de juste dire c’est bien, comme ça, prenons juste un café et oublions que nous sommes tous empêtrés dans notre toile, prêts à nous casser les os et les rêves et les illusions à chaque nouveau pas.

« Pause improvisée. Tu restes avec moi un moment, je n’ai aucune envie de retourner au casino. J’ai l’impression que ces derniers temps, tout va de travers. On devrait peut-être augmenter les prix. Ou peut-être plus de spectacles. Il me faudrait davantage de talents. De gens à montrer. »

Il parle, alterne les mots à la suite d’un air presque absent. Comme s’il parlait de la pluie, du beau temps, dans un babillage qui semble dérisoire, quelque chose de nonchalant qui se rapproche d’une conversation normale. Pour tout doucement préparer le terrain.

« Razièl ne serait pas tenté ? Un ange, ça ferait sensation. »

Tu souris, calme, comme si tu n’avais pas conscience de la provocation. C’est ainsi, il faut s’y faire, tu n’as jamais rien eu de tendre, Wonka. Tu aimes déchirer, tu aimes saccager, c’est beau et puis, quand on en prend l’habitude, ça semble naturel. Elle, tu la soigneras après. Auprès d’elle, tu voudras te faire pardonner, oui, oui. Mais d’abord, tester un peu ses limites, comme avant.

C’EST TON JEU PREFERE, AU FOND. CELUI QUE MEME TON CHER CASINO NE POURRA T’OFFRIR
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MessageSujet: Re: De l’autre côté de nos mondes mensongers   Lun 22 Avr - 19:57

amusement.

Tu t'es risquée à perdre tes ailes. Tu as failli tombée, mais tu te relèves toujours. Une main était là pour t'aider contrairement à d'habitude. Isaïe, toi qui commençais à s'ouvrir à lui, tu te refermes déjà. Réflexe de survie, une protection automatique. Ton doux visage, tes doux sentiments s'en vont pour laisser place à la neutralité, à un mur froid, comme toujours. Seul un sourire mesquin reste sur ton visage. Wonka, tu es si prévisible par moment. Tellement que tu la forcerais presque à jouer avec toi.


Ne te méprends pas.


Tu restas muette, tu ne voulais rien dire que tu regretterais. Il t'est venu en aide, cela serait impoli. Tu le sais bien, et tu te tais. Tu préfères répondre par le silence, le message passera tout aussi bien. Il te comprendre, même sans un mot. Ton regard expressif suffit, tu restes passive. Tu le laisses t’entraîner, tu n'as pas peur. Belle Isaïe, tu as confiance en lui, alors tu le suis sans broncher. Sa belle silhouette t'ouvre le passage, tu la regardes intensément. Tes yeux ne le quittent pas, tu n'as pas envie de le laisser partir. Pas ici.

Tu le laisses parler, tu l'écoutes attentivement et pourtant tu ne montres aucune réaction. Serais-tu en train de te perdre dans tes pensées? Toi qui est si sûre de toi, qui possède une confiance inébranlable en toi-même, en Isaïe. Alors que ton regard se vidait, tu te ressaisis. Te revoilà ma belle colombe. Tu as beau être un bout de femme presque arrogante, tu es bien mieux ainsi. Isaïe, la prophétesse. Isaïe, la froide. Isaïe, la déterminée.

Oh, mais de rien.

...

Tu ignores ce passage, cette provocation, tout en souriant fois de plus. Un sourire rempli de malice, et de confiance. Tu laisses un instant de silence.


Peut-être bien. Qui sait.


Perturbante. Si tu ne fais pas attention, tu le perdras un jour, Wonka. En attendant, vous vous retrouvez dans ce petit café bondé. Bruyant, pour ne pas changer d'ambiance. Ce que tu peux détester le bruit, ce vacarme incessant. Il serait prêt à te faire exploser la tête.

Tu t'assoies en silence en face de lui, de cet homme si vieux. Et si silencieux. Cela ne lui ressemble pas, ton visage s'étonnerait presque de le voir changé à ce point. Tu pourrais presque t'inquiéter, mais tu ne le feras pas. Tu n'es plus comme ça. Tu n'es pas indifférente, mais tu ne fais rien. Tu ne fais que poser cette figurine devant toi, sur la table pour ne pas la perdre. Un léger son retentit, et tout reprit. Il reprit la parole, digne de lui.

Tu ne cesses de l'écouter. Tu l'aimes l'entendre parler. Sa voix si particulière. Unique. Tu l'adores, tu ne t'en lasses pas. Toi qui a pour habitude de les laisser parler dans le vide, de les écouter que d'une seule oreille. Lui. Qu'importe ce qu'il dit, tu l'écoutes de tes deux oreilles. Tu attends le moment opportun pour lui répondre. Tu ne gaspilles pas tes mots, pour éviter de faire d'habitude. Raziel. Encore et encore. Tu sais qu'il ne lâchera jamais l'affaire. Cela t'amuse, te plaît.


Tu n'as vraiment plus rien à te mettre sous la dent pour me proposer une telle idiotie. Un ange au casino. Cela est presque contradictoire. La pureté au sein même du péché de la luxure, de l'avarice. Tu es malin, mais pas fou.


Tu te cales au fond de ta chaise, comme si tu étais en train de discuter affaire. Comme si tu maîtrisais la situation. Tu le connais Wonka, il ne lâchera pas l'affaire, il ne te laissera pas Raziel en paix. Cela t'agace profondément. Raziel est à toi, uniquement à toi. Tu baisses, le regard, pensive.


Tu ne l'auras jamais tu le sais Wonka.


Un serveur arrive. Il romp tes pensées. Il est poli, comme toujours. Comme tous. Tu réponds sèchement, comme à ton habitude.

Une boisson gazeuse, qu'importe laquelle. Ca sera au nom de Monsieur.

Tu fixe Wonka, malicieusement. Tu rigoles intérieurement. Tu aimes embêter Wonka, non plutôt tu te venges. Doucement. La contrepartie pour oser s'emparer de Raziel.


on joue?
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MessageSujet: Re: De l’autre côté de nos mondes mensongers   Mer 24 Avr - 21:28

Tu auras beau tourner, tourner, danser, princesse des mensonges, tu ne protégeras pas éternellement ses ailes


Il esquisse à peine une grimace et tapote la table de ses doigts, pensif. Son regard balaie le visage en face du sien, si jeune, si paisible. Il l’admire, cette gamine qui ne se démonte pas, cette comédienne de talent qui peut toucher le cœur le plus froid. Il sait apprécier à sa juste valeur chaque inflexion de sa voix claire, chaque ombre qui passe sur sa peau. Il aimerait lui dire mais tu sais, un jour, Isaïe, on ne te croira plus parce que tu te seras trop menti à toi-même mais il ne le fait pas. Elle n’a pas besoin de lui, pas à ce niveau. Elle n’a pas besoin de morale, de scrupules, de beaux discours qui tournent en rond. Et il n’est pas encore assez vieux, toujours pas, non, non, pour se permettre de dispenser des sermons.

« La même chose. Surprenez-nous. »

Un son moqueur, le serveur lève à peine les yeux au ciel avant de faire un pas en arrière. Il s’éloigne tout doucement, comme s’il voulait attraper quelques bribes de conversation mais Wonka garde sagement le silence. Son pas est agacé quand il finit par disparaître.

« Bien, reprenons. J’ai comme l’impression que jouer au chevalier servant n’aura aucune valeur pour toi. C’est dommage, moi qui fais de mon mieux pour pouvoir briller à tes yeux. »

Tu le sais, tu la connais. Isaïe prend juste les opportunités, sans rien donner en retour si elle n’y est tout simplement pas obligée. Et pour la forcer à faire quoi que ce soit, le chemin est rude, tu en es certain. Tu n’attends rien de sa part, tu n’attends plus rien, en tout cas. Peut-être, avant, te croyais-tu capable de tirer quelque chose de cette fillette qui a trop vite grandi. Prophétesse aux mots de velours, annonciatrice de calamités et de joies. Elle t’intrigue, chaque jour davantage, tu vois sa lente avancée et cette flamme, dans ses yeux et ses sourires qui gagnent en dureté et ses traits qui s’affinent, se gravent sur le marbre de sa peau comme une statue d’un autre temps. Tu te surprends même à penser que l’éternité lui irait mieux qu’à toi, qu’elle pourrait briller aux côtés de son cher ange.

▬ Ou alors qu’elle va sombrer, bientôt, sans raison, juste parce que ses ténèbres l’avaleront. Tendre Isaïe, qui ne voit pas toujours les limites, qui se montre raisonnable, calculatrice mais qui en oublie parfois qu’elle est si jeune et encore si pleine de sentiments. Il l’aidera peut-être, qui sait, au moment le plus opportun. Il lui tendra une main d’argent, traitre et froide, mais utile parce que c’est ce qui compte. Ou il lui écorchera les doigts, pour qu’elle sombre davantage, pour qu’elle entraine tout son monde avec elle. Il ne sait pas, pas encore. S’il l’aime assez pour l’aider ou s’il l’aime encore plus, assez pour l’aider à tomber. ▬

« Même pas un petit service ? Tu sais, pour remercier un vieil ami de t’obliger à lui tenir compagnie. »

Ô ironie du sort.
Il est incapable de garder son sérieux et d’en arriver directement au nœud du problème. Il écarte l’échéance, encore, encore, jusqu’à la toute limite. Jusqu’à ce que ses mots ne puissent plus tenir qu’à un fil, qu’il coupera au dernier moment. Il jette un bref regard autour de lui, pour être certain que personne ne l’écoute. Même pas un geste de la tête ou une posture qui indiquerait sa méfiance, ce sont juste ses yeux qui scannent l’espace et qui se posent à nouveau sur elle, calmes et attentifs.

« Ecoute, j’aimerais que tu gardes l’œil sur ce qu’il se passe dans la quartier Est, si tu peux. Je sais qu’on t’écoute, là-bas et que ce serait facile, pour toi. Voir s’il n’y a pas d’activité suspecte, des choses qui sortent de l’ordinaire. »

Ta voix est égale, tu en parles comme de la pluie et du beau temps. Mais tu es curieux, réellement. Le souffle de la rébellion te rappelle que le vent peut tourner et tu tiens absolument à le suivre si c’est le cas. Et Isaïe, précieuse Isaïe, est une voix de choix dans les rues et décombres du quartier Est.

« C’est tout ce que je te demande. Après, tu pourras même considérer que j’ai une dette envers toi. Ce que tu veux, tout ce que tu veux »

Il peut presque tout offrir alors il lui sourit, confiant, le regard pénétrant. Un refus de plus serait à peine un souffle de déception, il peut employer qui il veut mais il y a cette confiance, cette voix qui le pousse vers elle et qui demande, demande, demande, de toute manière, elle ne pourra jamais le fuir. Elle sait tous les enjeux de la ville, elle sait ce qu’on peut gagner et surtout ce qu’on peut perdre si on se retrouve du mauvais côté du mur.

QUELQUES PARTS, VOS MONDES QUI S’EFFONDRENT, IL N’EN RESTERAIT RIEN, SI CE N’EST DU SABLE ET DU VENT
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MessageSujet: Re: De l’autre côté de nos mondes mensongers   Lun 29 Avr - 21:35

méfiance.

Tu ne t'y attendais pas. Isaïe, ce n'est pas la première fois que tu te fais surprendre d'une telle manière. Ce n'est pas la première fois qu'il te surprend de cette manière. Tu ne l'avais pas vu venir, prise de court. Tu pensais qu'il répliquerait, comme il le ferait. Non, comme toi tu le ferais avec tes grands aires. Hautaine et froide. Wonka, tu es toujours aussi surprenant, aussi malin. A quoi peux-tu bien penser? Toi qui aimes tant voir les autres à tes pieds, les manipuler à ta guise. Ma belle, ma douce, tu n'arrives plus à le cerner, il t'avale tout entière. Petite fille, tu es peut-être née trop tôt pour lui, pour l'avoir.

C'est pour cela que tu préfères rester silencieuse. Tu as perdue momentanément ton assurance. Cependant, on peut le voir sur ton visage, ton doux visage. Tu as perdu ton beau sourire, si lumineux et rempli de malice. Tu es devenue si sérieuse, si concentrée. Il joue avec toi, comme toi tu le ferais. Mais tu as un mauvais pressentiment, tu n'aimes pas ça. Mais tu le laisses, tu aimes ses paroles. Tu t'amuses à essayer de découvrir réellement ce qu'il veut, derrière ce visage. Non. Derrière ce masque.

Je me demandais ce que tu voulais... Mais ce n'est que ça en fait. Tu m'as fait peur tu sais Wonka.

Tu fais semblant. Comme toujours. En vérité, tu n'es pas rassurée. Tu n'aimes pas ça, tu n'aimes pas fourrer ton nez dans ce genre de choses. Cela peut s'avérer beaucoup trop dangereux, il peut y avoir toujours des conséquences. Tu le sais. Tu as en a vu beaucoup se briser les dents. Et pourtant, tu ne peux lui refuser une telle faveur. Tu as envie de tout prendre à la légère, comme lui semble le faire.

Pourquoi pas. Je ne ferai rien de plus que d'avoir l'oreille fine et de garder les yeux ouverts cependant. Crois-moi. Tu m'en devras une bonne après ça.

Ton sourire ré-apparu sur ton visage. Tu n'as pas envie de penser aux conséquences. Tu n'as pas envie d'avoir peur. Tu le sens, quelque chose se trame dans les ténèbres de cette ville. Tu n'as pas envie d'y prendre part, mais tu sais si bien que ce sont les innocents qui trinquent les premiers. Ceux qui sont des cibles faciles, ceux qui ont choisi le mauvais camp tout simplement. Tu penses, non tu veux y croire au plus profond de toi-même que cela ne te concerne pas. Tu n'es qu'une gamine qui ne fait que transmettre une pseudo parole divine. Tu te rapproches de la table doucement. Ton regard intense posé continuellement sur lui.

Ne te brise pas toi aussi les dents. Ne joue pas à un jeu trop dangereux Wonka. Tu es beau. Tu es éternel. Tu ne peux mourir de la main du temps, mais de celle que d'un autre, tu peux.

Ton ton est si grave. Si sérieux. Cela ne te ressemble pas belle enfant. Tu dévoiles encore un peu ton coeur. Un coeur scellé. Aurais-tu peur? Crains-tu que quelque chose lui arrive, à lui? Tu ne vas pouvoir réussir à le nier, tu ne vas pouvoir te mentir à toi-même Isaïe.


ne te perds pas Isaïe.
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MessageSujet: Re: De l’autre côté de nos mondes mensongers   Sam 11 Mai - 19:27

Toutes nos chutes, toutes les plumes de ton innocence s'envoleront, Prêtresse du Carnage. Qui sera là, alors, pour rattraper ses ailes déchues ?


Il croise les mains, les décroise, pianote pensivement sur la table. Ses yeux deviennent glace liquide, marquent au fer rouge cette gamine qui ne sait que trop bien où elle met les pieds. Il ne prend même plus la peine d’admirer son audace, il se contente juste de l’attraper au vol et de sourire en remarquant que les circonstances et les obstacles ne comptent pas, Isaïe retombera toujours sur ses pieds.

▬ Elle est incassable, sa jolie princesse aux yeux de verre, sa précieuse amie à la fragilité fallacieuse. Il a parfois envie de la casser en mille morceaux, d’essayer parce que ça lui parait juste impossible et que c’est injuste, elle est si jeune, elle devrait au moins savoir se plier à ses volontés mais elle ne veut pas et c’est tant mieux. Il trouve une égale, il se heurte à sa force tranquille et il a l’impression d’aspirer une bouffée d’air trop frais. Lui, est déjà vicié. ▬

« Des menaces, encore ? Je préfère y voir l’ombre de ton inquiétude pour moi. Je suis le sauveur, du moins pour cette fois, Isaïe. Je prendrai les coups qu’il faut. Le temps qui l’est imparti finira bien par s’écouler mais je ne compte pas offrir ma longue, précieuse vie à quelqu’un qui n’en sera pas digne. »

Tu es presque moqueur, serpent qui persiffle, qui endort ses proies et qui ment, ment, ment. C’est vrai, personne ne sera jamais digne de ta vie, si ce n’est toi-même. C’est vrai, tellement vrai et tu es simplement incapable d’y mettre un terme. Tu aimes ton simulacre d’existence, Wonka, tu t’y accroches parce qu’au fond, c’est tout ce qu’il te reste. Du temps à revendre et de l’argent à jeter par les fenêtres. Et rien de tout cela ne pourra jamais emporter au loin le souvenir de la tombe blanche et de la pluie qui tombe.

Il prend une inspiration, se relève et lui prend la main. Sans un mot, il l’entraine, à nouveau et ça devient une habitude. Le serveur pousse un cri de protestation, revenu pour leur apporter leurs non-commandes. Avec un sourire, Wonka pose un billet sur le plateau, emporte les canettes et emmène toujours Isaïe à sa suite.

« Je dois te montrer quelque chose. »

Tu murmures, tout bas, parce que c’est important, il n’y a plus de fard, Wonka et elle doit le comprendre. Les rues défilent, ce n’est pas très loin, un endroit calme, les allées du cimetière passent une à une. C’est un ensemble en vert et gris, un lieu terne et tu t’arrêtes devant une tombe, la pousses devant toi pour poser tes mains sur ses épaules fragiles. Le nom est en partie illisible, il y a de la poussière et des fleurs et des ronces la roche est vieille, peut-être 20 ans, tu ne sais pas (en fait, si tu sais, exactement, mais tu ne veux juste pas te le dire.).

▬ Il se rappelle le temps qui passe, il se rappelle les sourires qui finissent en grimace d’agonie, il se rappelle les cheveux blonds et soyeux, il se rappelle des soirées d’orage qui les faisaient éclater de rire et de terreur, il se rappelle des mots assassins, il se rappelle du vide, immense, immense, une comète en plein cœur et un vide à l’estomac et des larmes qui ne coulent pas plein la vue. ▬

« C’est la tombe de celle qui a été mon épouse. Elle est ici depuis un moment, maintenant. »

Il ne dit pas C’est la première, toute première fois que j’y viens depuis son enterrement. Il ne dit pas Tu vois, je sais, je sais, que le temps ne peut pas me tuer, c’est une malédiction, chère enfant. Il ne dit pas C’est horrible, tu sais, tu meurs à petit feu sans vraiment mourir. Mais il pense qu’elle l’entend.

« Tu vois, Isaïe, les anges finissent toujours par tomber. Ils sont les premiers, toujours. Je me demande, parfois, si tu arriveras à protéger le tien. Je me dis que tu aurais plus de chances s’il était un démon. »

Il rit, insolent, s’agenouille pour caresser le nom qu’il voudrait oublier. Son visage est calme, paisible, c’est comme une vieille peine qui ne fait plus mal parce qu’on souffre en permanence. Ça hurle, ça fait mal, ça déchire de l’intérieur mais il a l’impression de ne même plus avoir de cœur pour saigner. C’est réconfortant, oui, il s’en sent presque mieux.

« Tu refuses de me le céder, même le temps d’un spectacle. Mais viendra un moment où tu devras lâcher prise et où tu l’offriras au temps, à la mort. Ce sont les pires, ce sont ceux qui ne laissent personne s’échapper. Et les hommes ou les femmes qui pourront tenter de me faire tomber, au fond, ils sont bien dérisoires. Ils finiront aussi par chuter, je n’aurais même pas besoin que l’on me venge. En fait… Sais-tu que le pire, ce serait que personne n’arrive jamais à me décocher le coup fatal ? »

C’est un aveu fait dans un souffle, un peu interrogateur, comme s’il se le demandait lui-même. La vérité est si simple à dire, si cruelle et si laide, sans ses fards habituels. Mais Wonka ne ment jamais vraiment, Wonka se contente juste de cacher. Et il n’y a pas grand-chose qu’il peut camoufler à ses yeux.

LA PIRE DES CONDAMNATION L'A FRAPPÉE, FATALITÉ ET SON SCEAU MAUDIT. L’IMMORTALITÉ EST LA VERTU DES DIEUX CRUELS
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