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 Le sel de nos larmes ; l'amertume de nos défaites ۞ NYA

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MessageSujet: Le sel de nos larmes ; l'amertume de nos défaites ۞ NYA   Lun 15 Avr - 21:50

Et sous le frisson de tes pas, sous la courbe tendre de tes cils, j’ai pu entendre les pleurs que tu tarissais sous tes sourires écorchés


La scène s’illumine, s’assombrit, laisse entrevoir la silhouette fragile de la chanteuse. Les yeux bleus, dans un coin, la dévorent, la perforent, s’approprient son corps d’une unique œillade et un sourire amer traverse son visage. Sous le costume élégant, son cœur bat à tout rompre, un mélange de rage et d’espoir et d’une résignation qu’il n’est pas prêt à laisser s’éterniser. Les notes s’égrènent, l’enchainent, les notes lui font retenir son souffle. Le silence est toujours total quand Nya chante, c’est un hommage rendu à son talent et à sa beauté et à sa jeunesse et à sa terrible amertume, qui l’entoure comme la plus belle des parures.

Tu as envie de t’élancer et de l’attraper et de t’enfuir d’ici parce hé, de toute manière, elle sera à toi, un jour. Tu ne t’es jamais rien refusé et sa peau pâle et sa chevelure azur et sa jolie voix, si jolie voix, tout t’appartiendra. Tu t’en fais un devoir, tu t’en ériges un espoir que son regard parfois dur tente de te faire oublier mais ce n’est jamais suffisant, jamais, jamais car viendra le jour où elle sera à tes pieds et où tu pourras lui faire gouter à la terrible satisfaction de la perte de soi.

En attendant, il sourit, bat doucement la mesure avec sa main, en rythme avec les autres invités, en accord total avec la mélodie riche et puissante qui les envahit, qui accompagne la voix divine pour meurtrir leurs cœurs et ravir leurs oreilles. La demoiselle s’incline, salue, sous les applaudissements à tout rompre et il ne suit pas, il refuse d’offrir quelque chose d’aussi bas et dégradant qu’un applaudissement pour une de ses chansons.

Tu lui offrirais tout ce qu’elle désire, absolument tout, pour peu qu’elle t’appartienne, toute entière, avec son esprit et sa voix, surtout sa voix, oui. Tu en ferais ce que tu veux, elle chanterait pour l’éternité sous les lumières que tu dirigerais vers elle. Un sublime oiseau dans sa cage dorée, aux ailes coupées par ton avarice et ton égoïsme. C’est un si beau tableau que tu peins et le sang l’exalte, le sang lui donne un charme qui affole ton cœur et tes sens. Tu dois la voir, lui parler, aujourd’hui.

.............................

Quelques billets glissés, des mots offerts avec un sourire charmeur et il s’est faufilé dans la petite loge, chambre coquette où elle viendra sans doute se reposer après sa prestation. La précieuse Nya, joyau de cette chère Marie. Il a envie de rire, ses doigts se crispent sur le tissu de sa veste et il s’exhorte au calme. Perdre son sang-froid avant même qu’elle n’arrive serait malavisé et surtout, surtout, si dangereux pour ses plans.

Tu ne cilles même pas, tu observes la porte d’où elle doit venir, placide et absent. Tu l’as croisée tant de fois, aculée si souvent pour qu’elle cède, enfin, sans jamais recevoir de réponses positive. Ta patience s’amenuise, au fil du temps. Viendra un moment où tu seras las de ce jeu, où tu prendras le risque de la briser toute entière, même sa jolie voix, pour avoir ne serait-ce qu’une chance de vraiment l’avoir. Tu repousses l’échéance, furieux. Elle n’est qu’une gamine, elle finira bien par se rendre.

▬ Et puis tu pourras réussir, enfin, enfin, tu arriveras à l’attraper, tu lui brûleras ses ailes, plume par plume, tu lui montreras toute la laideur du monde, toute la crasse au-dehors et elle sera si pure, si blanche, tu aimeras tant la salir, la froisser, tu ne rêves que de pouvoir lui montrer et lui prendre et lui donner. ▬

Un sourire aux lèvres, une mélodie dans la tête, il fredonne doucement, l’air qu’il vient à peine d’entendre et qui semble s’imprégner sur sa peau même.

NYA, CHÈRE NYA, JE T’ATTENDS. JE T’ATTENDS DEPUIS SI LONGTEMPS.
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MessageSujet: Re: Le sel de nos larmes ; l'amertume de nos défaites ۞ NYA   Lun 15 Avr - 23:55

Il y a un chant endormi dans toutes choses qui rêvent sans fin et le monde se mettra à chanter, si tu trouves le maître mot.


Les lumières projetées sur son maigre corps, l'estrade brillant de mille feux, sa voix se propageant dans l'âme de tous les spectateurs, Nya chantait. A la lueur des pupilles envoûtées, elle se perdait dans sa mélodie qu'elle essayait de se convaincre belle. Elle était seule sur scène, ni les instruments ni les personnes en face d'elle n'existaient. Il ne régnait qu'une plénitude totale, où l'adolescente se retrouvait en toute intégrité. Chaque note qu'elle prononçait semblait un message transmis, une douceur de plus à ce monde qu'elle aimait. Elle éleva sa main, les projecteurs se centrèrent sur elle. Elle entama son dernier chant du soir, une dernière berceuse aux âmes égarées qui l'écoutaient avidement. Sa voix se fit plus haute, plus forte, plus mélodieuse que jamais. Les applaudissements retentirent, mais l'écho de ses dissonances persistèrent. Elle ferma les yeux, tira la révérence, et disparut en un silence religieux. Les lumières s'éteignirent, elle se retira de la scène et disparut dans les longs couloirs de l'hôtel.

Elle pensa. Avançant d'un pas sûr sur la moquette luxueuse, le bruit de ses talons inaudibles, elle marchait. Sa loge était sa destination. Ses pensées étaient autrement plus sinueuses. Un sorte de complexe aux mille et uns couloirs, chaque tournant une découverte. Parfois triste, parfois merveilleuse. Ce soir, elle pensait à cette cage dorée qu'on lui offrait. A ces ailes qu'on choyait, sans jamais les laisser voler. Elle était l'oisillon du quartier sud, l'oisillon au plumage doré. Elle luisait par sa présence et sa voix, par sa prestance et son apparence. Pourtant, quelque chose lui échappait. Un sentiment connu, qu'elle avait cru oublier. Une sorte d'amertume, à l'idée d'un faux amour. Elle voulait voir Marie. Lui rendre service. Donner un sens à son existence. Et puis non, un autre couloir dans le méandre de ses pensées ; elle voulait se rendre au Marché noir. Elle voulait retrouver son monde, son monde sale mais qui lui convenait tant. Ce monde où la forme de beauté la plus poussée se trouvait dans la personne la plus crasseuse. Elle était de ces enfants en haillons, pas cette diva à la robe en dentelles. Quelque chose sonnait faux, réellement. Encore plus que la voix qu'elle entendait de ses lèvres. Mais toutes ces pensées ne rimaient à rien. Car Nya croyait. Nya se disait qu'il n'existait que gentillesse, que bonté. Alors, elle continuait à croire à cette symphonie où les notes étaient mal accordées.

Finalement, de son doigté fin, elle se saisit de la clenche et la tourna. Pas un grincement, juste un long coulissement. La porte s'ouvrit, laissant place à sa loge. Et à quelque chose d'inattendu.

Un soubresaut, un pas en arrière, Nya retint un cri. Elle ne fit pas un pas, elle fixa tout simplement l'objet de sa surprise. Une mixture de choc, de surprise, et de pourpre vint se mêler à son visage d'ange. Elle sentit sa voix s'étouffer, il fallait qu'elle dise quelque chose. Ses jambes semblaient fuyantes, comme si elles étaient prêtes à courir loin. Son cerveau lui ordonnait de ne pas flancher. Son cœur prit feu.

    « Mon-monsieur Wonka ? »

Sa main glissa jusqu'à trouver le bas de sa robe, et s'y agrippa. Ses pupilles océans étaient en proie à une passion qu'elle se refusait à connaître. Au pas de la porte, presque tremblotante, Nya était perdue. « Comment était-il entré ? Que faisait-il ici ? » Elle avait les réponses, quelque part au fin fond de son âme. Mais de nouveau, son cœur voulait entendre autre chose.

Stop.

    « Je.. Je n'irai pas chanter au casino. »

Il fallait qu'elle soit clair. Il fallait qu'elle réfléchisse comme Marie lui avait dit. Il fallait qu'elle se méfie, qu'elle considère l'homme en face d'elle comme un danger. Rien d'autre. Pas plus. Pas moins. Les pulsions dans sa poitrine lui soufflait autre chose, dans cette même dissonance que sa voix lui inspirait. Mais elle devait se taire. Elle devait croire en les autres, pas en elle. Autrement, jamais elle n'aurait été sur scène. Et ça, c'était le meilleur argument qu'elle avait face à la chaleur qu'elle ressentait en voyant le blond.
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MessageSujet: Re: Le sel de nos larmes ; l'amertume de nos défaites ۞ NYA   Mar 16 Avr - 16:53

Ferme la porte à tes démons, à tes anges protecteurs, enfant de la haine et de la douleur. Je saurai les remplacer.


Charmante enfant et ses yeux de saphir et sa peau de porcelaine et son angoisse qui l’atteignent en plein cœur. Il en respire une pleine bouffée, de sa peur tenace, de toute cette incertitude dans l’océan de son regard. Il a envie de lui dire pourquoi, pourquoi ne veux-tu pas tomber, tu es déjà condamnée mais à la place, il sourit, s’incline légèrement et ses cheveux blonds tombent en une cascade tranquille sur son épaule.

Tu l’observes, même la tête penchée, tu es bien plus grand qu’elle. Elle a toujours l’air si fragile. Si abominablement fragile, si sublimement faible. Ça te donne envie de glisser tes doigts contre le cou fin et de serrer, serrer, faire bleuir le blanc de sa peau et voir si, même dans ses pleurs et dans ses cris, il y aurait toujours cette mélodie lancinante et cette voix à la beauté surnaturelle. Tu t’en empêches difficilement, tes doigts sont même tremblants, ils ont une volonté propre, celle de l’agripper, de ne plus la lâcher, de l’enchainer à toi à jamais.

« Voilà qui est blessant. Pourquoi ne serais-je pas venu ici pour le simple fait d’apprécier ta compagnie ? Je n’allais rien te demander de tel. »

Nya, chère Nya, tu as appris comment faire. Son regard est dur quand il glisse à nouveau sur elle. C’est l’effet que ses mots ont, c’est l’amertume qui se distille dans sa gorge à chaque fois qu’il se heurte à un nouveau refus. Elle ne prend même plus la peine de faire semblant, de virevolter au fil des mots, elle lui dit non, non, toujours, jamais, elle ne le suivra pas et il hurle de l’intérieur, à défaut de pouvoir laisser éclater sa rage.

Tu plaques ton sourire le plus charmant sur tes lèvres, tu te rapproches d’elle et même quand elle recule, tu continues, tu continues. Un pas un pas. Un pas un pas. Un pas un pas. Jusqu’à ce qu’elle soit acculée, jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus te fuir, pas physiquement, tout du moins.

« J’étais venu… »

Il laisse un sourire narquois étirer ses lèvres en la voyant perdue et n’hésite pas à poser la main sur l’épaule fragile, dans un geste de protection factice. Il sait que s’il posait sa main sur son cœur, tout contre, il l’entendrait battre, oiseau en cage, prémisse de sa propre condition, oui, un avant-gout de ce que sera sa vie à ses côtés, de ce que seront leurs deux vies, lumière et ténèbres qui se mêlent.

« J’étais venu pour… »

Il entremêle ses doigts aux cheveux couleur azur, rit doucement face à la douceur des fils qui glissent sur sa peau. Il scrute son visage, pour y boire ses doutes, sa peur, son refus, tout ce qui fait d’elle cette créature si faible, si perdue, face à lui. Tout ce qui fait qu’il aime tant la mettre au pied du mur, attirer à lui toute cette lumière, toute cette gentillesse qui l’écœure pour la noircir, pour la faire éclater en morceau, pour être certain qu’elle les écorchera tous au passage.

« Pour te demander un concert privé ? Je t’ai entendue, tu sais. Ta voix toujours si belle, si vibrante. Alors j’ai tenté ma chance et j’ai pu accéder à ta loge. J’ai eu l’envie de t’entendre, à nouveau mais sans tous ces gens autour. Juste toi et moi. »

Sa voix sa fait enjôleuse, séductrice. Sa voix l’enveloppe, danse autour d’elle comme un serpent charmeur pour tenter de l’attirer dans ses filets. Sa voix montre une fêlure d’impatience, comme une crainte de refus. Parce qu’à trop se refuser à lui, elle tombera, elle s’en détruira la raison et le cœur et le corps. Il compte sa patience qui s’en va, grain par grain, jusqu’à ce qu’elle fasse pencher la balancer et se déchainer sa folie.

PARCE QUE NYA, VIENDRA UN JOUR OÙ JE TE DÉTRUIRAI, TOUTE ENTIÈRE.
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MessageSujet: Re: Le sel de nos larmes ; l'amertume de nos défaites ۞ NYA   Mer 17 Avr - 20:07

Le seul moyen de se délivrer d'une tentation, c'est d'y céder. Résistez et votre âme se rend malade à force de languir ce qu'elle s'interdit.

Ce mouvement de tête, maigre, signifiait déjà beaucoup trop. Les épaules de Nya se crispèrent. Son souffle se coupa. Une réplique, la douceur de ses pupilles s'égarèrent, sans jamais réapparaître. Elle le connaissait par coeur, ce regard d'amertume. C'était le regard de déception, le regard d'impatience. Son « père » aussi, la condamnait parfois, seulement en la fixant longuement. C'était autrefois, lorsque Nya ne voulait pas chanter. Il y avait toujours une bonne raison, mais jamais assez bonne pour son « père ». Elle ne pouvait s'empêcher de voir l'ombre de ce dernier planer sur le blond en face d'elle. Un quelque chose de malsain, qui se veut égoiste et possessif.

    Wonka, Wonka, que vois-tu en la silhouette de cette jeune enfant? Es-tu comme cet escroc, à vouloir briser l'âme innocente de Nya pour en faire la plus belle des poupées? Oh, Wonka, réponds. Tu sais qu'elle souffre, tu sais que cette brèche du passé t'est ouverte, elle se présente à toi comme un doux cadeau.Tu n'as besoin que de quelques mots. Mais ta fierté, Wonka, se refuse à les connaître. Et la candeur de cette enfant t'auront, à l'usure. As-tu peur? Elle, oui.

Elle le vit s'approcher, et sans prendre plus de risques, elle recula. Un pas, un pas. Un pas, un pas. Le mur s'approchait. La cage se refermait. Ses ailes se ternissaient. La peur l'envahissait. Sa main sur son épaule fut le choc de trop, le rouge s'empara de son coeur, la couleur de la passion vint chatouiller ses maigres joues, la force quitta ce qu'il y avait de mieux en elle : sa voix. Muette comme une tombe, son corps disait pour elle les mots qu'elle n'oserait jamais prononcer. Ses lèvres s'ouvrirent, en une vaine tentative de résistance, mais les mots et les excuses moururent dans l'air. Un amer avant-goût de la réalité qui tombait de tout son poids sur Nya. L'amère vérité des sentiments qu'elle se refusait à nommer.

Les doigts fins vinrent caresser les cheveux de l'enfant perdue, une cassure de plus à son âme qui se meurtrissait. Ses mains froissèrent sa robe, tant de violence utilisée pour contenir sa gêne et cette noirceur qui venait doucement se faufiler dans la brèche de Nya. Elle sentait chaque parole de Wonka glissant sur sa peau, agressant le peu de fermeté que possédait l'adolescente, le peu qu'il lui restait face à cette cage dorée que l'homme machiavélique aux mots séducteurs s'amusait à construire. Et oh, douce tentation que d'y succomber. Mais son coeur d'enfant lui criait la vérité : la blancheur de tes ailes disparaîtrait, de même que l'intérêt du blond lorsqu'il verra ta laideur et ta faiblesse.

    Oh, Wonka, délectable pêché que tu lui offres, si aisément. Tant de souillures dans tes actions et dans tes mots. Tant de douleur que tu infliges à l'ange du bas-monde.

Son souffle se fit plus lourd, comme si toute la posture de Wonka était dédiée à respirer son oxygène. Son souffle ardent, face à son regard de glace. Cette jeune enfant, face à cet adulte déjà usé de la vie qu'il a vécue. Les yeux dans les yeux, un méandre de tentations et de vices égaré dans cet accent d'impatience. Douce érotisme que cet échange entre ses deux êtres si différents, si opposés et pourtant si complémentaires. Elle pouvait murmurer un « détruis-moi », que Wonka s’exécuterait sur le champ. C'était là tout ce qu'il attendait. Avoir l'ange dans la paume de sa main, l'avoir pour lui et que sa voix lui appartienne et ce que jusque dans sa plus grande intimité. Nya était en train de se briser. Durement. Trop de véhémence pour son âme.

    « M-Marie ne voudrait pas. Pas dans l'enceinte de l'hôtel. S-si elle vous voit ici, je vais me faire disputer. »

Sur ces simples mots, Nya s'échappa de sa cage. Elle avança, cherchant à calmer son souffle. Elle se tourna toutefois, le rouge sur ses joues encore présent.

    « Suivez-moi. »

Elle sortit de l'hôtel, par une porte dont elle seule avait la connaissance. Elle utilisait cette porte pour retourner au Marché Noir, lorsque Marie était occupée ailleurs. Cela menait vers une place, aux décors simples mais à la plus belle vue étoilée. Un banc, de l'herbe, des pavés formant un rond, c'était là le petit monde de Nya. Monde qu'elle venait de partager. Elle se tint sur les pavés, silencieuse et raidie. Elle posa les mains sur sa poitrine, ferma doucement ses paupières, et en une longue inspiration, son chant était là. Sa voix la plus belle, avec pour seuls spectateurs la cause de son tourment, et les étoiles. Une chaîne se faufile à ton poignet, tu t'es rendue prisonnière de tes sentiments Nya. Plus jamais tu ne voleras.
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MessageSujet: Re: Le sel de nos larmes ; l'amertume de nos défaites ۞ NYA   Mer 17 Avr - 21:14

Chère liberté, tes doigts de rose et tes épines sanglantes. Tu files entre les doigts et tu crèves les cœurs, comme une amante passagère.


« Je te suis, Nya. »

Ce serait comme dire « Je te suis depuis longtemps maintenant, tu sais, tu sais, j’ai parfois l’impression d’être dans chacun de tes pas parce que je veux trop fort, trop mal et que chaque pas en arrière est un coup au cœur. » Ce serait comme dire « Je te suis parce que je ne peux rien faire d’autre, que je ne peux pas vraiment m’approcher, que je ne peux pas vraiment tenir au creux de mes mains ce que je veux. ». Ce serait comme dire « Je te suis mais je veux voir autre chose que ta silhouette éloignée et tes refus et ton dos mais plutôt face à moi, vraie, brisée, l’essence même de ce que tu es. ». Mais il n’ose pas, il ne peut pas et ne le veut pas. Alors il se contente de ces 4 mots.

L’air frais refroidit son visage qu’il ne pensait pas brûlant. Entre les couleurs, les étoiles et la nuit qui les enveloppe, il arrive à la distinguer, à attraper sa frêle silhouette jusqu’à ce qu’elle se pose et n’entonne son chant. Il est proche, si proche, il n’y a personne d’autre si ce n’est eux et le silence et les étoiles et les ténèbres qui enveloppe et c’est tout ce qu’il veut, il n’y a rien d’autre qu’il désire plus pour le moment.

▬ Pour le moment, tout est là, tout tient en quelques mots. Plus tard, il aura envie des lumières braquées sur elle, des yeux admiratifs, de son chant qui appartient à tous, de sa beauté qui ruisselle dans sa voix, sur son visage d’enfant. Plus tard, il aura envie que tous la voient innocente et enfantine et si candide dans ses appâts blancs et si humaine dans cet amour qu’elle clame dans ses chansons. Plus tard, il aura envie d’être le seul à connaître le gout de ses larmes, la saveur de son abandon, l’odeur de sa peur et la chaleur glacée de ses refus. Mais c’est sans importance, parce que pour le moment, le chant lui suffit, elle lui suffit, sans tous les artifices et l’éternité qu’il finit par exécrer. ▬

Il est tout près, tout près, finit par tourner autour d’elle, juste un tour, revenir parce qu’il est attiré par sa voix, par son visage fragile qui semble si pâle sous le ciel vierge de lune. Il prend sans demander, comme cette main qui se pose sur la poitrine fragile pour sentir le cœur battre, battre, battre et s’affoler quand il se baisse vers elle. Ses lèvres effleurent sa gorge, à peine un frôlement alors qu’il lui murmure quelques mots.

« Ne t’arrête pas de chanter. »

Ne t’arrête jamais de chanter, Nya, tendre Nya parce que c’est ce qui fait toute cette beauté qui me rappelle celui que j’ai été, autrefois. Il ne le dit pas, il ne les dit jamais, ces mots. Les doux, sucrés sous la langue, comme des mots d’amour. Les durs, comme des lames qui coupent, mots de haine et de douleurs. Il tait les excès, Wonka, il tait ce qui dépasse du masque et du charme ravageur de son visage intemporel. Il tait l’envie et la haine, Wonka, parce qu’il n’en a pas besoin, il a le temps d’avoir ce qu’il veut et qu’on lui refuse parce que les autres tomberont alors que lui, est éternel. Il tait l’affection, Wonka, parce qu’elle n’a apporté que douleur et déni et qu’il en a eu bien assez, presque 70, il a bien eu son lot de messages douloureux et de bonheurs noyés. Il tait sa vraie voix, Wonka, parce qu’elle tomberait encore plus bas, cette jolie fillette aux sentiments trop vifs.

Il se contente de poser la tête contre son cou, l’oreille tout contre la peau douce. Là où les cordes vocales vibrent, forment leur jolie mélodie. Là où prend forme toute cette musique qu’il ne comprend pas mais qui l’intrigue et le charme et lui fait perdre un peu son calme.

« Pardon, je te fais mal ? »

Il le dit parce que sa main est crispée, sur son épaule, pour empêcher l’autre de se refermer sur son cœur, de plonger dans la poitrine pour l’extraire, pour l’empêcher d’avoir mal. Lui retirer son humanité pour qu’elle ne souffre pas, de ses absences, de son indifférence, de tout ce qu’il fait qu’il est lui. Parce que tu sais, Nya, ce serait tellement plus facile si tu ne ressentais pas. Tu pourrais rester, fragile fragment d’étoile, sans avoir besoin qu’il ne t’offre un cœur emmuré, brisé, tuméfié par les vestiges du temps. Mais il ne le peut pas, elle est trop fragile, si humaine et à la place, il s’excuse sans vraiment le penser.

▬ Parce que c’est si ridicule, si faussement innocent, cette question, as-tu mal, Nya, veux-tu que je te fasse mal, que je te détruise à jamais, pour que tu m’appartiennes corps et âme ? Il s’attend à des refus, toujours, toujours parce que quelque part, si un jour, elle lui dit oui, détruis-moi, il ne saura même pas comment réagir. ▬

Les notes semblent mourir dans sa gorge et tu t’éloigne, comme surprise, restes près d’elle et t’accroches à son épaule. Tes yeux plongent, plongent, bleu contre bleu et rappelle-toi, rappelle-toi, personne ne sait ce que c’est d’être l’homme mauvais et triste derrière les yeux bleus. Elle y trouvera peut-être quelque chose, tu sais, tu sais. Peut-être est-ce réellement ça qui te fait peur.

« Je suis désolé. À moitié, au moins. Mais viendra bientôt le moment où je ne pourrai pas juste me contenter de t’entendre chanter. Tu sais ? »

C’est un homme, après tout, qu’on lui pardonne. Sa main remonte de l’épaule fragile jusqu’à son cou, là où il a pu entendre la pulsation de la musique, cette voix magique qui émanait d’elle. Il caresse la peau, presque pensivement, s’empêche d’y poser les lèvres à nouveau parce qu’elle est fragile et peureuse et que c’est déjà sans doute trop pour elle. Elle a le choix, encore, encore. Plus pour très longtemps.

« L’appelleras-tu à l’aide, alors, ta chère protectrice ? Ou viendras-tu seule, comme tu as eu l’imprudence de le faire ce soir ? »

CE N’EST MÊME PAS UNE MISE EN GARDE, NYA. TU ES DÉJÀ TOMBÉE, DEPUIS LE DÉBUT.
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MessageSujet: Re: Le sel de nos larmes ; l'amertume de nos défaites ۞ NYA   Mer 17 Avr - 23:03

Il n'avait pas de gîte, pas de pain, pas de feu, pas d'amour ; mais il était joyeux parce qu'il était libre.


Le doux air frais emplissant ses poumons, Nya se sentait libre. Le blanc de ses ailes, peu à peu, resplendissait dans les ténèbres nocturnes l'entourant, elle et lui. Finalement, ils côtoyaient le même monde. Finalement, le sombre et le clair formaient un doucereux mélange. Sa voix confondue parmi les astres de nuit, ses pupilles brillant d'un éclat douloureux, Nya chantait. Qu'importe si sa voix venait à se briser. En cet instant, rien ni personne n'aurait pu intervenir dans sa dernière balade du soir. Pas même la brèche de son coeur. Seule au monde, elle se perdait dans ses notes qui jamais ne sonneraient mélodieuses. Mais qu'importe. Ce soir était spécial.

Et cela à jamais.

Elle trembla d'émotion en sentant la proximité de Wonka. Sa voix resta pourtant tout aussi belle. Pas une seule fausse note, pas une seule hésitation. C'était peut-être car elle ne voulait pas ne le décevoir. Peut-être voulait-elle lui faire comprendre, que les chaînes à ses poignets et à ses chevilles étaient dorénavant siennes. Que ses ailes ne s'envoleraient plus. Plus pour personne, et même plus pour Wonka. Quand bien même il le savait déjà.

    Ca y est, Wonka. Tu l'as. Tu y crois. Tu sais que cette brèche s'est à jamais dégradée. Tu sais que maintenant, tu es le seul à pouvoir la libérer. Alors, retiens-la. Car tôt ou tard, elle partira. Et tu le sais, Wonka. Ca te fait peur. Admets-le. Son chant est sa peur ; peux-tu cristalliser la tienne d'une aussi belle façon? Non, tu ne peux plus.

Son souffle chatouillait sa nuque. Mais qu'importe. Si elle ne chantait pas maintenant, sa voix mourrait à jamais. Plus jamais la pureté et la candeur de Nya ne reviendrait. Alors elle continuait son chant. Une larme vint se glisser. Doucement, silencieusement. Elle mourut aisément, aussi précitamment qu'elle naquit. Trop vite, peut-être. Elle ne put contenir toute la douleur dans la voix de Nya, qui craquait. Ca la rendait si triste, de laisser partir sa liberté. Si triste. Et sa voix le chantait. Elle calquait sa tristesse. Derrière les échos métalliques, elle pouvait l'entendre. Elle le savait. Wonka l'avait sûrement entendu. Sûrement. Elle ressentit la brise du soir caressant son cou, et se retrouva perdu dans les yeux du blond. Et elle crut voir. Cette chose, qui les rendait si différents et pourtant si proches. Cette douleur, que l'homme n'avait jamais montré. Ce que cachait son habituel sourire. Cette étincelle qu'elle avait rêvé de voir, dans ses pupilles océans. C'était douloureux, oh, si douloureux.

Il s'écarta alors, ni trop loin, ni trop près. Nya ne quitta pas son regard. Plus maintenant. Son chant s'était arrêté, et seuls les bruits de la nuit régnaient dorénavant. Chaque mot qu'il prononça était une gravure sur sa peau de lait. Chaque mot récelait une douleur qu'auparavant, elle ne voyait pas. Nya se sentait plus grande. Plus mature, peut-être. Mais pas encore tout à fait. Il ne fallait pas. Sinon, toute sa réalité allait s'effondrer. C'était insupportable, de comprendre que plus jamais ses ailes ne batteraient. Que jamais elles n'avaient pris leur envol. C'était maintenant le son de son coeur qui se brisait, qu'elle écoutait. Elle voulait ouvrir sa poitrine, tant la douleur était poignante. Tout saignait. Son coeur, son âme, son chant.

    Mais pas encore, Wonka. Tu ne l'as pas encore brisé. Les chaînes pèsent lourd. Elle n'acculent cependant pas. Tu as perdu, Wonka. Nya ne te cèdera pas. Pas aujourd'hui. Pas demain. Cependant, elle chantera en pensant à toi. Son chant sera triste. Est-ce que tu t'en voudras?

Les mains de Nya restèrent sur sa poitrine, comme pour atténuer le mal qui s'y faisait. Elle regarda les étoiles, une dernière fois. Elle versa une dernière larme. Elle avait l'impression que beaucoup de choses étaient claires. Mais ça l'effrayait tant. Oh, tant. Elle ferma les yeux. Elle rouvrit les paupières, lentement, et retourna son attention vers cet homme qui s'immiscait bien trop aisément et dangeureusement dans la candeur qu'elle possédait. Son regard se fit perdue, sa voix déstabilisée. Triste poupée désarticulée.

    « Tout cela est si triste.. Monsieur Wonka, je ne chanterai plus. Plus jamais comme avant. Je.. Je n'y arriverai pas. »

Admettre qu'elle était enchaînée venait d'être sa condamnation. Elle vivait dans une cage dorée, mais ses chaînes la menaient autre part. Vers un endroit bien plus sombre. Une amertume qui lui pesait d'admettre. Mais c'était trop tard. Déjà, elle ouvrait cette cage et ses pas la guidaient vers les ténèbres qu'on lui offrait.

Avec des ailes encore plus blanches, cette fois. Pour guider cette noirceur, pour laquelle elle a tant d'affection. Sans influence, elle avancera et ne se perdra plus. Tout cela était fini. Nya ne pouvait plus fermer les yeux. Et elle laissera la faille dans son coeur s'agrandir, jusqu'à ce que celle-ci accueille à nouveau la chaleur qu'elle s'est refusée à recevoir. Elle apprendra à aimer sa voix, si cela pouvait le sauver.

    « Je suis si triste... »
De ne pas pouvoir t'aider. Pas encore.
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MessageSujet: Re: Le sel de nos larmes ; l'amertume de nos défaites ۞ NYA   Jeu 18 Avr - 0:16

Avant que la lumière ne s’éteigne, cruelle vérité, je veux pouvoir emmener des fragments de toi.


Son corps tout entier s’éloigne, maintien rigide, yeux brillants de fureur. Il s’empêche de simplement agripper sa main et de l’éloigner d’ici, de l’éloigner de ce qui la retient encore. La poser sur un piédestal, déchiqueter son humanité, descendre en flammes son innocence, déchirer en morceaux cette tristesse sur son visage. Parce que la tristesse n’est pas faite pour elle, pas pour son visage à la jeunesse irradiante.

▬ La tristesse, c’est pour les gens comme lui, ceux qui ont trop vécu, connu, ceux qui savent dans quoi ils s’engagent, ceux qui savent ce que ça vaut vraiment de perdre leur humanité. Il voudrait lui dire tu n’es qu’une gamine, Nya, ce n’est qu’un chagrin d’enfant parce qu’on finit tous par perdre nos ailes et que tu as juste eu de la chance de les avoir gardées si longtemps. Et puis elles sont jolies, mêmes souillées, elle ne peut plus s’envoler avec mais elles la protègent, elle et sa fragilité, elle et cette tristesse à fleur de peau qu’elle lui impose maintenant. ▬

« Tu crois vraiment que… »

Tu éclates de rire, un son froid, cassant, un son qui glace et qui donne des frissons. C’est comme si ce n’était pas toi, plus toi, Wonka ou peut-être que c’est parce que c’est justement toi. Tu sais, l’homme sous le nom, sous le masque, sous l’âge, sous toutes ces choses que tu t’es ajouté pour exister quelque part. Parce que tu sais, tu sais à quel point c’est dur de seulement pouvoir vivre quand tout meurt autour de soi. Alors même si c’est toi qui lui fais perdre ce qu’elle a de plus cher, ça reste beau, ça reste entier, la toute première perte de son innocence. C’est un moment unique, c’est comme choisir sa propre mort et décider de le faire en choisissant la personne. Tu aimerais qu’elle t’ait choisi, vaniteux Wonka.

« Tu crois que c’est ça, le plus triste, Nya ? Tu crois que je m’arrêterai là ? Ou tu crois même que le fait de confirmer à quel point tu es fragile et faible et cassable va changer quoi que ce soit ? »

Glace contre azur, il esquisse un sourire, un vrai. Un de ceux qui font paraître plus âgé, qui lui donnent vraiment l’air de cet homme qui se sent si vieux, de l’intérieur. Il sait, il voit, à travers ses yeux et son âme écorchée. Il sait qu’elle n’a jamais rien attendu de lui mais qu’elle le combattra, luttera, sublime poupée de porcelaine, même si elle doit voler en éclat. Il sait que tous ses jeux, même les plus cruels, même les plus cruels, n’entacheront plus la tristesse latente dans sa voix.

« Ça ne me gêne pas, Nya. Tu peux être complètement brisée. A bout de souffle. Tu peux supplier pour que je mette fin à ta souffrance, tu peux vouloir que tout finisse, tu peux implorer pour ta liberté, pour tes autres cages parce que celle que je te réserve sera la plus belle et la plus terrible de toutes. Mais tant qu’un filet de voix s’échappera de toi, je ne te lâcherai pas. Tant qu’une note sortira de ta gorge, je ne t’autoriserai pas à partir. Tu comprends ? »

Il murmure, tout doucement et sa voix est plus dure, sa voix gagne en rudesse, en cette violence sous-jacente qu’il ne s’était plus autorisé à venir. Il est là, le sentiment, grisant, comme avant, se laisser choir et laisser les ténèbres envahir, s’envoler et laisser son âme brûler, loin, loin, même si ça signifie se carboniser le cœur.

▬ Même si elle ne comprend pas, c’est sans importance, de toute façon, tout lui échappe depuis si longtemps, des années, des années, il voudrait dire oui mais tu m’appartiendras, tu n’auras pas le choix, tu sais, tu sais, ce n’est rien si tu as mal, si tu es triste, tant que moi je suis satisfait. Même si elle hurle, se débat, même si elle en perd sa jolie voix, c’est trop tard, il veut le lui faire comprendre, pour de vrai parce que Nya, tu as signé ta fin, Nya, tu as brûlé tes maigres espoirs de paix et de douceur, il ne reste plus rien si ce n’est mon désir sans fin. ▬

« Mais ce n’est rien, vraiment. C’est beau, une tristesse toute humaine. Je n’ai pas pu en ressentir depuis un moment. Essaie, tant que tu le peux encore, de me la faire miroiter. Qui sait, peut-être finirais-je par y voir quelque chose. »

Attaquer, encore, flèche empoisonnées, une main profondément enfoncée dans la poitrine sanglante. Il en rêve, il en rêve, il se demande ce que serait un cri d’agonie de cette si jolie voix. Mais pas ce soit, pas encore. Il l’a déjà suffisamment usée, il faut lui laisser le temps de se soigner.

PARCE QUE JE NE VEUX PAS, NYA, QUE MON NOUVEAU JOUET SOIT SI VITE BRISÉ.
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MessageSujet: Re: Le sel de nos larmes ; l'amertume de nos défaites ۞ NYA   Ven 19 Avr - 22:50

Il n'avait pas de gîte, pas de pain, pas de feu, pas d'amour ; mais il était joyeux parce qu'il était libre.


Et si elle avait tendue la main, alors peut-être aurait-elle pu toucher le cœur de cet homme si dur et si fragile. Mais trop tard, déjà il se tenait loin d’elle, la posture froide, sans aucune ouverture. La lueur dans ses yeux s’était éteinte, et Nya le savait ; jamais elle ne reviendrait. Pas maintenant. Pas encore. Et peut-être pas devant elle. Elle garda les mains sur sa poitrine, mais la douleur ne disparaissait pas. Elle restait là, à côté d’elle. Comme si elle observait les nouvelles ailes de Nya, ces ailes qui étaient d’un blanc immaculé, mais qui n’avaient encore jamais volées. La douleur les jugeait. Elle cherchait une faille. Mais oh, déception, plus jamais autre que le cœur de Wonka n’ouvrirait la faille dans le cœur de l’enfant. Et ce cœur, elle devait se battre pour espérer un jour le voir et pouvoir ne serait-ce que l’effleurer.

Alors, elle écoutait son rire. Ce rire si froid, rigide. Un rire qui se voulait cassant, qui se voulait blessant. Mais qu’importe. Elle sécha ses larmes, et regarda l’homme en face d’elle. Elle le regardait, avec une nouvelle flamme dans ses iris à la couleur de l’océan. Ce n’était pas un jugement, qu’elle lui imposait. Ses yeux ne montraient pas non plus de la pitié. Ce serait bien trop cruel, pour Wonka. C’était tout simplement une attention des plus douces et des plus aimantes. Le sourire aux lèvres de l’homme aimé paraissait si douloureux, pourtant. Tant pis. Tant pis si à ses yeux, elle n’était plus qu’une enfant ; vérité qu’elle ne pouvait dénier. Qu’importe. Son chant, elle le savait, parviendrait un jour à toucher la rudesse et la tristesse de cet homme. Elle le souhaitait, en regardant une dernière fois les étoiles.

    « Vous ne m’avez pas encore, monsieur Wonka. Je crois en vous, et je ne suis qu’une enfant. Ne m’en veuillez pas. Je vous trouve triste. Je crois que vous êtes bien plus triste que moi. Et j.. »

Sa phrase mourut sur ses lèvres. Elle condamnait à jamais son existence aux yeux de Wonka. Mais il fallait que quelque chose. Elle ne pouvait pas rester à pleurer, indéfiniment. Ses ailes étaient son soutien ; elle sauverait cet homme.

    « Je chanterai pour vous. Mais pas avec vous, et pas comme une marionnette. Je veux que vous veniez m’écouter, encore et toujours, le soir. A l’hôtel ou ici même. Nuit, qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il neige, je serai là, à vous attendre. Je.. C’est si affligeant. Si affligeant de n’être qu’un enfant. C’est triste. »

    Excuse-la de se plaindre. Excuse-la d’être faible, Wonka. Pardonne-lui d’être capable de mettre en danger ta véritable nature. Brise-la, ou elle te brisera. Comme c’est effrayant, de voir que vous n’êtes capables de vous aimer qu’en vous haïssant. Qu’en vous blessant, avec toi tes piques acerbes, et elle ses paroles doucereuses. Vous êtes opposés, mais liés. Combien de détours prendrez-vous, avant de trouver une réponse à vos tourments ?

Elle regarda le ciel, et les étoiles. Cette nuit avait été la plus différente de toutes. La plus cruelle et pourtant la plus douce. Au fond d’elle-même, Nya sentait son cœur d’enfant disparaître. Elle essayait de le retenir, le plus longtemps possible. Il le fallait, le temps que ses ailes soient capables de s’envoler.

    « Bonne nuit, monsieur Wonka. Et j’espère pouvoir dire, à demain. »

Et qu'à jamais, cette nuit reste gravé dans nos mémoires.
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MessageSujet: Re: Le sel de nos larmes ; l'amertume de nos défaites ۞ NYA   Sam 20 Avr - 17:43

Le temps emportera tes regrets, cher cœur encore tendre. Il le render dur et blessé, écorché jusqu’à l’os.


Il s’empêche de ricaner, pense la main sur la tête aux longs cheveux océan, dans une friction régulière et presque absente. Il le fait comme on tapoterait la tête d’un enfant qui dit des choses impossibles et c’est vrai, en un sens parce qu’il n’y croit plus vraiment. Il a envie de lui dire tu sais, tu sais, on me les a soufflés, ces mots et tous s’y sont cassés les os et l’âme. Il a envie de murmurer tu es comme toutes les autres, fragile enfant, cruelle enfant, qui se croit capable de me faire à nouveau croire mais qui finira par s’échouer. Mais il ne le peut pas pour le moment, sa bouche reste close.

Pas que tu aies de la considération, oh, non, c’est déjà trop tard, tu as déjà perdu tout ce que cela signifiait. Pas que tu aies des doutes, non plus, tu as tant de certitudes, elles durent des années, des décennies, c’est si long, une vie de regrets et de péchés. Mais tu ne veux juste pas la blesser davantage, parce qu’elle pourrait vraiment s’enfuir. Tu veux te laisser une chance et si pour cela, tu dois feindre le repentir, tu le feras.

▬ Pas maintenant, bien sur, pas tout de suite, Wonka prend a le temps, c’est bien là tout ce qui lui reste. Il calcule ses mouvements, avec soin, même si au moment fatidique, il finit par tout briser et par suivre ses instincts. Il n’a pas encore la patience de son âge, c’est vrai, c’est vrai mais une vie entière à vivre comme une jeunesse qui s’est enfuie, ça laisse des failles, dans lequel dame folie souffle le chaud et le froid. ▬

« Prends soin de toi, Nya. S’il me prend l’envie de venir, qui sait, peut-être ne reverras-tu plus jamais ce ciel dans lequel tu rêves de t’élancer. »

Vaines menaces, sa voix doucereuse n’est qu’un murmure qui ne l’atteint peut-être pas, parce qu’elle a déjà tourné les talons et il est nouveau face à son dos, à cette silhouette qui s’éloigne de lui. Comme toujours, en fait, ce n’est rien de différent et le sentiment habituel, amertume souillée de rage, se déverse dans son esprit.

Tu ne te fais pas d’illusion, tu sais que c’est ta fierté, qui tambourine à tes pensées et hurle, hurle, tu m’as bafouée, tu devrais juste te l’accaparer, de toute manière, tu gagneras, tu gagnes toujours mais tu n’as pas très envie d’y penser. La déception reste là, un nouveau non, une victoire aux accents de défaite et ta chère solitude, qui t’entoure comme la fumée de la cigarette que tu allumes.

▬ Il compensera sa déception, quelqu’un d’autre, peu importe, de toute manière, ce n’est qu’un partie remise, il finira bien par l’avoir, cette gamine à la voix trop douce, trop brillante, aux ailes qu’il n’arrive décidément pas à couper. Il y mettra tout son esprit assombri par l’avidité, prêt à briser chaque parcelle de son être en une loque suppliante qui ne jurera plus que par lui, lui, lui et achève-moi, Wonka. Oui, cela sonne bien. ▬

Ses pas s’éloignent, il reste à peine une trace dans le noir. Qui sait, peut-être y retournera-t-il, demain.

JE VEUX ÊTRE LA, NYA, LA OU TON ESPRIT VA SE PLIER


e n d

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MessageSujet: Re: Le sel de nos larmes ; l'amertume de nos défaites ۞ NYA   

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Le sel de nos larmes ; l'amertume de nos défaites ۞ NYA

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