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 Il paraît que lorsqu'on chante, on laisse une part de soi-même. Dis, est-ce que tu l'entends, cette part de moi?

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chanteuse à "da yolo man"

Messages : 18
Pseudo : nevertheless
Merci qui ? : Moi. C'triste hein ;A;
Age du personnage : 17 ans
Camp : Neutre
Type : Infecté
Localisation : En train de fuir Wonka.
 

MessageSujet: Il paraît que lorsqu'on chante, on laisse une part de soi-même. Dis, est-ce que tu l'entends, cette part de moi?    Jeu 9 Mai - 17:10

Zero, tes mensonges sont doux. Qui essayes-tu de protéger? Souris, Zero, ton sourire est chaleureux.

Une semaine avait passée, mais le souvenir de cette nuit restait fermement ancrée dans son esprit. Lorsque Nya fermait les yeux, elle revoyait les pupilles océans de cet homme si fragile, une douleur que jamais auparavant elle n'avait pu saisir chez lui. Son coeur se serrait dans sa poitrine, à chaque fois que les souvenirs venaient s'immiscer au creux de son âme. Tant de sentiments noueaux, tant de résolutions mais tant de tristesse. Les larmes coulaient sur ses joues, sans qu'elle ne le désire vraiment. Nya était perdue. Perdue entre amour et pitié, perdue entre la candeur d'autrefois et la prise de conscience d'aujourd'hui. Elle avait si peur de grandir, mais c'était trop tard pour faire marche arrière. Quelque chose en elle avait changé, était bouleversé, la faille dans son coeur devenait de plus en plus imposante et plus rien ne serait comme avant.

A nouveau, elle sécha ses larmes, en chantant une musique. Elle marchait dans les rues, sans prêter attention aux passants. Rien n'importait, pas même les regards enchantés des gens qu'elle ignorait. Elle était si triste, sa tristesse presque palpable. Elle avait si mal. Pourtant, ce n'était pas la fin du monde. Ce n'était que le début, de son nouveau parcours. Ses ailes venaient tout juste de renaître, mais elles lui semblaient si lourdes. Bien plus lourdes que son ruban qui, sous une violente brise, se détacha de ses cheveux et s'envola haut dans les airs. Nya cessa son chant, et suivit le morceau de tissu du regard, inquiète. Elle observa sa course, pour voir qu'il disparut sur les toits. Elle ne fit pas attention à ses cheveux balayés librement au vent. Elle émit un petit cri, avant de trouver son chemin parmi les dédales du quartier. Elle devait trouver un escalier, qui atteindrait les toits. Ce ruban était la dernière chose qui restait de son « père ». Etrangement, elle ne pouvait se résoudre à le détester. Elle chérissait cet objet, c'était dans sa nature. C'était, en un sens, le seul débris de sa candeur passée. Elle ne pouvait s'en séparer. Pas maintenant. Surtout pas maintenant. Autrement, elle perdrait toute attache à celle qu'elle fut autrefois.

Oh, Amour, qu'as-tu fait de cette enfant? Tu es si cruel...

Elle arriva sur les toits, uniquement pour être soufflée par une bourrasque au sol. Par réflexe, elle plaça ses bras devant son visage, pour la protéger du vent violent. Elle avait la sensation d'être fouettée à répétition sur son maigre corps. Ses yeux, cependant, virent le ruban, au loin. Continuant sa course folle, ce dernier ne fit que s'éloigner plus de l'endroit où se trouvait Nya. Prise de panique, l'adolescente s'avança avec précaution. Le vent calmé, elle observa les lieux. Elle fut plus que surprise lorsqu'elle vit une tignasse rousse, s'approchant rapidement d'elle.

    « Zero? »

Ce ne fut seulement qu'après les paroles prononcées, qu'elle aperçut une silhouette se distinguer derrière son ami. Une silhouette qui ne semblait pas amicale. Pas du tout.
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Messages : 17
Pseudo : Zero / MrAoFrost / Takeshi
Merci qui ? : ... Moi ? /bim/
Age du personnage : 24 piges
Camp : MRPP
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MessageSujet: Re: Il paraît que lorsqu'on chante, on laisse une part de soi-même. Dis, est-ce que tu l'entends, cette part de moi?    Mer 29 Mai - 12:50

Quelle boulette ! Cela faisait maintenant un long moment que Zero courait en tentant de semer ce pathétique soldat qui le poursuivait sans relâche, mais son endurance à toute épreuve lui permettait de tenir bon. Ce fut sur le sol du Quartier Sud que la course débuta pour déboucher sur les toits des immeubles du GK2. Le policier, courant à en perdre haleine, dû recharger l'arme qu'il venait de vider. L'armée manquait sérieusement d'éléments efficaces, car même si ce bleu arrivait à tenir la distance, ses capacités de tir laissaient néanmoins à désirer.

Alors, on tient le coup à ce que je vois ? lâcha taquinement Zero à l'adresse de son poursuivant.
Tu perds rien pour attendre ! Tu finiras derrière les barreaux, rétorqua le soldat.

Avec l'appui de cette capacité à contrôler sa pesanteur, Zero sauta d'un toit à un autre et renversa un bidon cylindrique afin de ralentir ce pot de colle, en vain. Au contraire, celui-ci esquiva l'obstacle et à peine eut-il atterit qu'il se projeta à nouveau dans les airs pour retomber sur sa cible, arme blanche dégainée, tel un rapace en pleine chasse. De justesse, Zero para la lame à l'aide d'un couteau orné de quelques pierres, puis il bloqua un vif coup de pied avec son bras. Oups ! Visiblement monsieur soldat était furax. Les poignards grincèrent en s'entrechoquant plus d'une fois, avant de s'éloigner à nouveau.

Allons ! Est-ce qu'on doit vraiment en venir aux mains comme les enfants ? balança le fugitif avec une pointe de sarcasme.
Il fallait bien que je t'arrête.
Ah c'est pas encore fait.
Tu m'as bien compris. Mais je vais me faire un plaisir d'employer ce mot dans l'autre sens, si c'est ce que tu veux, répondit-il, un sourire malveillant se dessina sur son visage. Tu vois ça ? C'est à tes poignets que je vais te les mettre, continua-t-il en mettant une paire de menottes en évidence.
Hm, désolé. Mais la mode de l'armée est un peu dépassée aujourd'hui, renvoya Zero, toujours avec autant de dédain.

Le policier redressa son arme à feu que le fugitif s'empressa de faire virevolter, la faisant ainsi glisser au loin pour forcer son opposant à engager un combat purement physique.

Espèce de... !

Et merde. Dans une situation pareille, Zero avait beau cherché une autre solution, il n'en trouvait aucune. Si ce gêneur s'en sortait vivant, ses problèmes s'élargiraient et s'alourdiraient jusqu'à atteindre un poids tel que ses épaules le supporteraient difficilement. Et il n'avait absolument pas besoin d'aggraver son cas en laissant gentiment cet énergumène, ce chien de l'armée, accourir au pied de son maître pour lui faire un rapport, comme un clébard lui rapporterait la balle. Lèche-botte. Ces gens étaient tellement détestables, pourtant Zero éprouvait un sentiment d'amusement à croiser le fer avec cet homme. Car si ses capacités de tir relevaient de la médiocrité, il fallait bien admettre que son habilité à manier le couteau compensait largement. Si bien que, à sa plus grande surprise, Zero sentit sa dague lui échapper des mains et avant même qu'il n'eut pu réagir, il se retrouva au sol, face contre terre, à la suite d'un croche-pied qu'il n'avait pas vu venir. Aussitôt que le fugitif fut à terre, le policier l'immobilisa sous son propre poids avant de le menotter et lui mettre le couteau sous la gorge après s'être redressé.

Tu vas te tenir tranquille maintenant.

A ces mots, Zero esquissa un sourire ténu. Naïf. Son opposant se proclamait déjà vainqueur mais le jeune résistant le ramena à la réalité avec un coup de tête qui lui permit de se défaire de l'emprise du soldat. L'une des menottes se défit de son attache négligée, donnant à Zero l'opportunité de se défendre librement à nouveau. Le bleu accourut vers son revolver, brandit l'arme et appuya sur la détente. Le coup parti, mais il bascula tout de même en arrière sous le poids de ce fichu déserteur qui lui avait foncé dessus. Dans la bataille, les deux partis chutèrent dans le vide. Une image, comme tout droit sortie d'un rêve, se profila devant Zero, avant que celui-ci ne se fasse également emporter. Une silhouette qui se détachait du paysage et dont les teintes bleues contrastaient avec le ciel. Mais cette vision, aussi douce et mystérieuse pouvait-elle être, restait néanmoins illusoire ou presque irréelle, pour la simple et bonne raison que ce moment fila à une vitesse telle que Zero ne put en constater davantage.

L'impact de la chute fut fatal pour le soldat qui se brisa la nuque contre le mur voisin. Son heure avait sonné, c'en était fini de lui. Zero tenta de se redresser, mais l'intense douleur qui parcourut sa cheville ne lui permit pas de se relever. S'écrasant dans une flaque d'eau, il sentit soudainement son corps se refroidir à son contact. C'est en retirant sa main encore menottée et en la contemplant qu'il constata que finalement, ce bleu n'était pas si incompétent que ce qu'il avait cru. Du sang. Son sang coulait sur ses doigts et se mêlait abondamment à l'eau sale de la ruelle. Ahah... La blague. Bouger. Partir. Il ne devait pas rester ici, mais ses membres, tout comme le reste de son corps, refusaient catégoriquement de lui obéir. Pourtant il tenait bon. Il tint tant bien que mal, pour finalement à nouveau se laisser tomber au sol. Non. Bouge. Relève-toi. Un liquide au goût métallique s'écoulait délicatement dans sa bouche avant qu'il ne se mette à tousser et à le cracher. Lève-toi. Ne reste pas ici. Ça ne servait à rien, il n'y arrivait pas. Il ne le pouvait pas.


「 Une si belle journée qui s'achève donne l'envie d'aimer...

... Mais je vais me coucher, mordre l’Éternité à dents pleines. 」
Spoiler:
 
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